Il existe une connexion particulière des gays avec la fête d’Halloween. Depuis de nombreuses années, la célébration de l’au-delà est devenue pour les gays un moment festif d’expression populaire au point de devenir, aux États-Unis en tout cas, la deuxième fête communautaire la plus importante après les marches des Fiertés.
Dans les années 40 à Chicago et à New York commencent à se tenir de nombreux bals gay plus ou moins clandestins, la célébration d’Halloween étant l’occasion toute trouvée de bals thématiques costumés prétexte aux transgressions des normes sociales de manière créative.
Dans les années 70, à l’ère de la libération homosexuelle Greenwich Village à New York, le quartier de Castro à San Francisco et West Hollywood à Los Angelès deviennent célèbres pour leurs événements LGBTQ+ d’Halloween. Les déguisements inspirés des créatures des films d’horreur sont aussi un effet de miroir renvoyé à la société hétéronormée et patriarcale qui a longtemps considérés les personnes homosexuelles comme des « freaks », des monstres. Certaines figures du cinéma d’horreur ont été passées sous le prisme de l’analyse crypto-gay et analysée comme des allégories de la différence et de la marginalité sociale.
Cette fête a pris une signification plus profonde pendant la crise du sida, les fêtes d’Halloween devenant alors un moyen d’exprimer la résilience, la solidarité et de collecter des fonds.
Dans cette émission halloweenesque un hôte très spécial nous invite à le suivre dans une déambulation musicale terrifiante…

Fête d’Halloween dans le quartier de Castro à San Francisco.
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Le film « The Monster of Frankenstein » (1931) basé sur le roman « Frankenstein ou le Nouveau Prométhée » de Mary Shelley est un cas d’école concernant l’analyse crypto-gay d’une créature horrifique. Le Monstre de Frankenstein personnifierait alors la destinée forcément dramatique de l’homosexuel. Une analyse renforcée par le fait que le réalisateur James Whales était lui-même homosexuel.
